Immunité, une nouvelle spiritualité « trop » vite oublié
Devant cette menace épidémique réelle, amplifiée ou trop relativisée selon les opinions et les expertises diverses et variées, la peur de la contagion et de ses conséquences a réveillé l’enjeu de notre immunité. Jamais ce mot n’a été au centre de tous les débats avec ces contradictions, ces certitudes et tout son lot de vérités.
Huile essentielle, méditation, compléments alimentaires, sport en appartement même le fitness ou le désuet vélo d’appartement a été relooké pour un objectif : que notre immunité nous sauve et nous protège du pire.
Cette immunité s’est fait une peau neuve. Macrophage ou autre immunoglobuline retrouvent une heure de gloire, eux, qui sont habitués à être starifiés annuellement avant les grandes périodes hivernales. Ils savent cependant qu’ils retourneront à leur besogne quotidienne quand le déconfinement programmé sera achevé et quand les sillons de nos avions voileront à nouveau le ciel de leur panache de mystère. Ils savent aussi qu’ils seront à nouveau délaissés et considérés comme un vulgaire système invisible au mieux ignoré au pire épuisé.
Mais notre immunité doit-elle fonctionner comme notre société sur le mode évènementiel ?
Notre immunité, propre à chacun est le fruit de nos prédispositions, de l’influence des facteurs environnementaux, de nos choix alimentaires, de nos relations sociales, de notre stress, de nos angoisses… Elle est notre système de défense anti-agresseurs d’une complexité sans limite. Au-delà de l’euphorie de la réouverture vers le monde, elle continuera sans relâche à œuvrer contre les envahisseurs pathogènes quotidien. Et ils sont nombreux…et sans pitié. Elle ne peut s’activer sur commande, elle s’entretient dans le temps, la continuité et la durée.
Le dogme officiel a misé confinement mais quid de tous les possibles pour aider celui qui peut le mieux nous aider : notre système immunitaire. La réponse unique par l’isolement et la peur : restez chez vous et cela vous sauvera. Rien d’officiel même sur l’inoffensive vitamine C ou D. Il faut alors que d’autres le fassent, tous azimuts, sans cohérence dans une cacophonie médiatique ou tout le monde sait et le fait savoir.
Gardons à l’esprit que les épidémies sont régulières. Les infections respiratoires font 2'600’000 morts sur tous les continents et jusqu’à 650 000 décès de la grippe saisonnière par an [1]. Il est aussi certain que nous reprendrons très prochainement une vie normale pour une grande majorité d’entre nous avec le faible espoir d’une remise en cause totale de nos choix collectifs [2]. Avant de retourner dans les particules fines (causes de 550 000 morts chaque année) la pollution chimique et atmosphérique, la sédentarité, le stress, le manque de sommeil, avant de revoir les smogs urbains, peut-être devrions nous penser que notre immunité est sacrée. L’avertissement Covid-19 laissera-t-il comme empreinte dans l’histoire que nous avons enfin compris que notre immunité, notre corps et la terre ne font qu’un ? Chacun a son rôle dans cette grande et merveilleuse histoire de l’humanité et tout reste encore à écrire dans l’avenir pour que la planète, vos poumons et vos cellules continuent à respirer.
[1] https://www.who.int/fr/news-room/detail/14-12-2017-jusqu-%C3%A0-650-000-d%C3%A9c%C3%A8s-par-an-sont-dus-aux-affections-respiratoires-li%C3%A9es-%C3%A0-la-grippe-saisonni%C3%A8re
[2] https://www.limpertinentmedia.com/post/today-in-entertainment-history-2
bonne lecture
Article publié le 18 avril 2020 dans le réseau pure santé Covid-19